Aurélia, Gardienne des Souvenirs : entretenir la mémoire des défunts

Aurélia, gardienne des souvenirs, interviewée par un journaliste dans un cimetière.

Aurélia, Gardienne des Souvenirs : entretenir la mémoire des défunts

Aurélia, Gardienne des Souvenirs : entretenir la mémoire des défunts 800 800 Aurélia & Julien

À l’approche de la Toussaint, période d’affluence dans les cimetières de la région, certaines professions voient leur activité s’intensifier. C’est le cas d’Aurélia, qui s’est lancée dans une activité peu commune mais essentielle : gardienne des souvenirs. Depuis quatre ans, elle propose aux familles des services pour entretenir, nettoyer et fleurir les tombes de leurs proches.

Une activité rare mais essentielle

Pot de fleurs à la main, Aurélia s’active pour que chaque sépulture soit digne de mémoire et de respect. En cette fin de mois, les demandes se multiplient, surtout pour des sépultures semi-paysagères, composées à la fois de terre et de surfaces recouvertes. « Le but est de fleurir la sépulture afin qu’à la Toussaint, elle soit colorée et que les fleurs résistent un peu plus à l’hiver », explique-t-elle.

Entretenir pour préserver

Aurélia parcourt des kilomètres, du Haut-Rhin jusqu’au Territoire de Belfort, pour assurer l’entretien de ces sépultures, une tâche parfois oubliée par les héritiers. « Comme les sépultures ne sont plus à perpétuité, elles sont aujourd’hui louées pour 5, 10 ou 30 ans. Si elles ne sont pas entretenues, elles peuvent être considérées comme en état d’abandon. La mairie peut alors entamer une procédure pour les démonter au bout de trois ans. C’est pourquoi il est important de veiller à leur entretien », précise-t-elle.

Un soutien pour les familles en deuil

Son métier, bien que rare, joue un rôle crucial dans le maintien du lien avec les défunts et le soutien des familles en deuil. « On pourrait croire que nous entretenons simplement la sépulture d’un grand-parent. Mais il y a aussi des parents qui ont perdu leurs enfants et traversent des phases de deuil extrêmement difficiles. Pour eux, nous sommes une véritable alternative, nous les aidons à faire leur deuil en fleurissant et en entretenant la sépulture de leurs enfants », ajoute Aurélia.

Une activité mise en lumière

Cette semaine, elle prévoit encore de s’occuper d’une trentaine de sépultures. Son engagement pour préserver la mémoire des disparus a d’ailleurs été mis en avant dans un reportage de BFM Alsace, soulignant l’importance de ce métier singulier et émouvant.